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Textes liturgiques © AELF, Paris
| L’aube…
Avec le temps de l’Avent s’ouvre une nouvelle année liturgique. Isaïe donne le ton en ouvrant le grand bal de l’espérance. Des liens, légers ou graves, sont maintenus avec ce que nous venons de vivre : nous retrouvons la joie du psaume 121 ; mais l’évangile de Matthieu garde le ton dramatique des derniers dimanches avec Luc ; la nuit de la foi n’est pas encore dissipée et la « veille » recommandée n’est pas dénuée de crainte. C’est Paul, dans l’épître aux Romains, qui caractérise le mieux le temps où nous sommes : l’aube. Une pointe de lumière apparaît à l’horizon, annonçant chaleur et clarté. Bientôt, ce sera Noël.. |
| Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 2,1-5
Le prophète Isaïe a reçu cette révélation au sujet de Juda et de Jérusalem : Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle, des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront : « Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. Car c'est de Sion que vient la Loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. » Il sera le juge des nations, l'arbitre de la multitude des peuples. De leurs épées ils forgeront des socs de charrue, et de leurs lances, des faucilles. On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on ne s'entraînera plus pour la guerre. Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur. |
La nouvelle année liturgique s’ouvre sur une note d’espérance. Le prophète a vu en Jérusalem l’horizon de la foi et de l’existence. Au-delà des croyants, ce sont tous les hommes, tous les peuples qui sont conviés sur la montagne du Seigneur. C’est un gage de paix dans un environnement politique et militaire inquiétant pour le petit Royaume de Juda. Faisons confiance, en toutes circonstances, à la lumière du Seigneur ! | |
| Allons dans la joie à la rencontre du Seigneur.
Quelle joie quand on m'a dit : Jérusalem, te voici dans tes murs : C’est là qu'Israël doit rendre grâce Appelez le bonheur sur Jérusalem : A cause de mes frères et de mes proches, |
Psaume 121(122) Paradoxe ! Nous changeons d’année liturgique et nous retrouvons le psaume de dimanche dernier. Il chante la joie des pèlerins qui aperçoivent Jérusalem. C’est la joie du voyage parvenu à son terme. La fatigue et les craintes de la route sont terminées. On exalte le but atteint ; la sécurité retrouvée ; le bonheur partagé sans crainte avec les siens. Le Salut est proche. |
| Debout ! Comme à son habitude, Paul secoue ses interlocuteurs devant l’urgence du Salut. Nous pouvons retenir cette image de l’aube : le jour est tout proche ! Elle dit bien la situation qui est la nôtre et l’attitude que nous devons adopter : rejeter le mal ; vouloir la lumière, alors que nous la devinons plus que nous ne la voyons. C’est un vrai combat qui s’annonce en même temps que la lumière. | Seconde lecture : Lettre aux Romains, chapitre 13,11-14
Frères, vous le savez : c'est le moment, l'heure est venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu'à l'époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans orgies ni débauches, sans dispute ni jalousie, mais revêtez le Seigneur Jésus Christ. | |
| Nous commençons aujourd’hui une année entière avec le premier évangéliste. Et le début de l’année liturgique nous met devant une échéance : la venue du Fils de l’homme. Attendre ! Veiller ! Désirer ! En fait, nous retrouvons chez Matthieu la tonalité « eschatologique » des derniers dimanches avec Luc. Avant la douceur de Noël, il nous faut garder le cœur en éveil : un avènement se prépare. Il émergera à travers l’épaisseur de l’histoire et malgré ses tourments. Attendons le Soleil levant ! | |
| Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, chapitre 24,37-44
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « L'avènement du Fils de l'homme ressemblera à ce qui s'est passé à l'époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu'au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme. Deux hommes seront aux champs : l'un est pris, l'autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l'une est prise, l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. » |
P. Emmanuel Chazot Prêtre du Coeur de Jésus (diocèse du Puy) |
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