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Dimanche 30 mars 2008
Dimanche de la Divine miséricorde

Textes liturgiques © AELF, Paris

Divine Miséricorde

Jusqu'à la Pentecôte, pendant 50 jours, la liturgie ne cesse de déployer l'événement de la Résurrection du Christ. Il ouvre une vivante espérance dit saint Pierre : parce que Jésus a été ressuscité, nous pouvons croire que ce qu'il annonçait est véridique. Et nous pouvons croire alors que nous aussi nous aurons part à l'héritage qu'il nous a promis quand il disait, lors de la dernière Cène, qu'il allait nous préparer une place et reviendrait nous prendre pour que nous soyions avec lui. Chacun des textes de ce jour rappelle que là est le salut... par pure miséricorde.

Première lecture : Actes des Apôtres, 2,42-47

Dans les premiers jours de l’Eglise, les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les coeurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres.

Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun.

Chaque jour, d'un seul coeur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.

S'ils regardaient leur vie, les "frères" ne voyaient sans doute rien d'exceptionnel : qu'y a-t-il de plus ordinaire qu'écouter l'enseignement des Apôtres, vivre la communion fraternelle, rompre le pain et participer aux prières ? Mais voilà, cette vie ordinaire est la vie même des disciples du Christ, et il faut regarder en arrière, la "relire" pour se rendre compte que c'est cela, la vie toute simple en Christ qui rend profondément heureux, une vie 'Cor unum' : d'un seul coeur.
Eternel est son amour !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ;
mais le Seigneur m'a défendu.
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Ouvrez-moi les portes de justice :
j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'oeuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !

Psaume 117(118)

Le croyant ne sait plus comment chanter le Seigneur et il déborde, faisant mémoire de ce qui lui a été donné. Mais s'il commence dans l'action de grâce, il termine avec une demande, parce qu'il sait bien que si le Seigneur a déjà donné, c'est qu'il donnera encore : Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne... par pure miséricorde.

Tous les mots de Pierre, vigoureux, demanderaient à être réfléchis et priés. Mais ils nous posent aussi une question : nous, moi, est-ce que j'attends un salut ? Ai-je conscience que la vie avec le Christ est pour moi le salut ? Pure miséricorde. Seconde lecture : Première lettre de saint Pierre, chapitre 1,3-9

Béni soit Dieu, le Père de Jésus Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement.

Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps. Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or (cet or voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi.

Quand Jésus se manifeste à ses disciples, le premier soir, ils sont enfermés derrière des portes verrouillées car ils ont peur ; Jésus répand sur eux son souffle et leur donne sa paix. Mais quand il revient, huit jours plus tard, ils sont toujours enfermés derrière leurs portes verrouillées. Cela nous redit que connaître Jésus ne lève pas tous les obstacles dans nos vies. Cependant, l'Évangile nous redit aussi que ces obstacles n'arrêtent pas Jésus : quels que soient les verrous que nous posons, il peut passer au-delà : divine miséricorde.
Evangile selon saint Jean, 20, 19,31

C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »

Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

 

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