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Textes liturgiques

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Dimanche 13 avril 2008
Quatrième dimanche de Pâques

Textes liturgiques © AELF, Paris

Le bon berger…

Si ce dimanche a été choisi pour être la Journée mondiale de prière pour les vocations, c'est bien parce que les textes du jour nous montrent Jésus comme le bon berger par excellence. Mais s'il y a bon berger, il y a aussi des brebis, et les textes liturgiques nous présentent ces brebis : vous et moi, nous. On pourrait choisir d'ailleurs deux portes d'entrée à ces lectures : regarder Jésus, ou regarder les brebis dont le comportement nous dit quelque chose du berger. On comprend alors le mystère des vocations : être berger à la manière de Jésus, être fils ou fille de Dieu à la manière du Fils unique, être la "petite brebis du bon Dieu", comme frère Léon, l'ami de saint François d'Assise. La vocation, c'est pour chacun aller jusqu'au bout de ce que le Seigneur a fait de lui.

Première lecture : Actes des Apôtres, 2,14...41

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il disait d'une voix forte : « Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. »

Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. » Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous serez sauvés. »

Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre se firent baptiser. La communauté s'augmenta ce jour-là d'environ trois mille personnes.

Alors que Pierre commence en rappelant à ses auditeurs qu'ils sont responsables de la mort de Jésus, tout le message qu'il va leur délivrer est un message de grâce : le baptême est pardon des péchés, don du Saint Esprit, accomplissement de la promesse du Seigneur ; en un mot : salut.
Quel que soit l'acte commis, la conversion, le 'retournement', ouvre un avenir possible. Il faut avoir accueilli une fois ce pardon pour mesurer la joie qu'il peut entraîner ; comment la communauté ne serait-elle pas dans l'allégresse ?
Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Psaume 22 (23)

Le croyant peut alors chanter sa confiance en Dieu. Les mots lui manquent pour dire comment il reçoit sa relation avec son Seigneur, mais derrière eux, on sent le poids d'expériences vécues : les ravins de la mort traversés, les ressourcements éprouvés, le chemin où il s'engage avec confiance.
Chacun de nous aussi pourrait faire état d'une de ces expériences...

Pierre nous rappelle que la vie à la suite du Christ, si elle est exaltante, n'est pas toujours facile. Bien souvent, il s'agit simplement de tenir bon. Ce serait impossible, si nous n'avions alors la certitude que le Seigneur Jésus est là, berger qui veille sur nous. Seconde lecture : Première lettre de saint Pierre, chapitre 2,20-25

Frères, si l’on vous fait souffrir alors que vous avez bien agi, vous rendrez hommage à Dieu en tenant bon. C'est bien à cela que vous avez été appelés, puisque le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d'insultes, il n'insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c'est par ses blessures que vous avez été guéris. Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous.

Pour définir le berger véritable, Jésus pourrait établir un catalogue de ses qualités, décrire comment il prend soin de ses brebis, comment il les aime concrètement. Ce n'est pas ainsi qu'il procède. Jésus ne revendique finalement qu'une chose : le berger connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. Comment dire mieux que quand on a une fois rencontré le bon berger, on ne se méprend plus : une relation s'est instaurée, à nulle autre pareille, et qui suffit.
Evangile selon saint Jean 10, 1-10

Jésus parlait ainsi aux pharisiens : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »

Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

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