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Textes liturgiques

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Dimanche 4 mai 2008
Septième dimanche de Pâques

Textes liturgiques © AELF, Paris

Père, l'heure est venue...

Demander, c'est attendre, mais les attentes peuvent être bien différentes : attente de Jésus qui prie son Père pour nous avant sa Passion ; attente des apôtres à qui Jésus - lors de son Ascension - a promis d'envoyer l'Esprit Saint ; attente des croyants : dans les dix jours qui séparent l'Ascension de la Pentecôte, l'Église se recueille et attend le don promis.
Mais attendre veut dire espérer : on n'attendrait pas si on n'avait conscience que l'attente serait couronnée de succès. C'est alors peut-être l'occasion de nous demander si nous attendons encore - si nous demandons - le don de Dieu. Il reste encore une semaine avant la Pentecôte : qu'elle soit l'occasion de retremper notre espérance dans cette attente.

Première lecture : Actes des Apôtres, 1,12-14<

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.) Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul coeur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.

Ceux qui aiment Jésus, regroupés autour de sa mère et de ses apôtres attendent. Sans doute n'est-il pas anodin qu'ils fassent le choix de vivre ces jours en communauté : quand tout le peuple du Seigneur l'espère, comment ne répondrait-il pas à cette attente alors qu'il avait dit que là où deux ou trois seraient réunis, il serait au milieu d'eux ?
Oui, nous verrons la bonté de Dieu sur la terre des vivants

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

Écoute, Seigneur, je t'appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon coeur m'a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

Psaume 26(27)

Le coeur du croyant passe par bien des alternances : il n'y a parfois pas grande distance entre la confiance et l'appel à la pitié du Seigneur, nous le savons. Mais celui qui ne croit pas que le Seigneur peut exaucer sa demande ne le supplierait pas : supplier signe d'espérance.

Pierre s'adresse à une communauté éprouvée, l'exhortant à attendre la joie qui ne manquera pas de survenir un jour. Le discours pourrait paraître insupportable s'il ne venait d'un homme dont la foi a été trempée par l'expérience de la Passion. Seconde lecture : Première lettre de saint Pierre, chapitre 4,13-16

Mes bien-aimés, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.

C'est à la lumière de la Résurrection de Jésus que nous l'entendons prier son Père avant la Passion. Nous sommes maintenant en mesure d'entendre avec justesse sa demande d'être glorifié : la glorification du Fils n'est autre que son élévation sur la Croix, quand sa mort dit l'amour qui a accepté d'aller jusque là pour ne pas se dérober. Mais l'attente de Jésus - celle de sa glorification -, n'est pas pour lui, elle est pour nous : pour que nous ayons la vie éternelle en connaissant le seul vrai Dieu. Comme il serait bon qu'en contemplant la demande instante de Jésus, nous vivions à notre tour un désir de connaître Dieu qui ait une telle force.
Evangile selon saint Jean, 17,1-11

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'oeuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.

Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

 

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