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Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Dimanche 25 mai 2008

Textes liturgiques © AELF, Paris

Corps et Sang du Christ

La semaine dernière, nous fêtions la Sainte Trinité : Un Dieu en trois personnes. Aujourd'hui, comme à chacune des fêtes du Seigneur, nous contemplons Dieu en tant qu'il se donne d'une façon particulière ; la fête que nous célébrons, c'est Dieu qui se donne en nourriture et en boisson, disant définitivement que l'homme ne vit pas que de pain, mais nous disant aussi que parce que nous recevons celui qui est éternellement vivant, nous aussi nous vivrons en lui. Le sacrement en est le signe efficace : qui opère ce qu'il dit..

Première lecture : Livre du Deutéronome, 8,2...16

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le coeur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne - cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue - pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.

N'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage. C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne - cette nourriture inconnue de tes pères - pour te faire connaître la pauvreté et pour t'éprouver avant de te rendre heureux. »

Souviens-toi de l'épreuve : c'est là que tu as expérimenté la présence de Dieu. Sans l'épreuve, il n'y aurait pas eu la manne, la nourriture qui vient de Dieu. Souviens-toi : sans elle, tu n'aurais pas sur que l'homme aspire à beaucoup plus que du pain. Le paradoxe ici est de croire que c'est l'épreuve qui libère le don de Dieu.
Peuple de Dieu, célèbre ton Seigneur !

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

il fait régner la paix à tes frontières,
et d'un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ;
nul autre n'a connu ses volontés.

Psaume 147

Chanter les dons de Dieu, c'est les revivifier en en prenant davantage conscience. Combien serait malheureux celui qui ne prendrait pas le temps de revisiter les lieux où Dieu l'a comblé... Il se priverait de cette joie de se savoir très aimé. Il faut répéter à temps et à contre-temps : pas un peuple qu'il ait ainsi traité !

Communier ensemble au corps du Christ nous fait devenir ce que nous recevons : à notre tour nous sommes le corps du Christ. Mais cela n'est possible que si nous avons conscience de l'être ensemble. Seconde lecture : Première lettre aux Corinthiens, chapitre 10,16-17

Frères, la coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Dans le désert, la manne laissait entrevoir que l'homme ne vit pas que de pain. Une fois qu'il le percevait, l'aspiration à davantage ne pouvait que toucher son coeur et creuser son attente. Alors il était prêt à entendre la voix du Christ lui dire que seule une autre nourriture pouvait lui donner la vie éternelle et qu'il était cette nourriture. Dieu se donne jusque-là pour nous entraîner dans ce mystère d'Alliance.
Evangile selon saint Jean, 6,51-58

Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

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