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Dimanche 8 juin 2008
Dixième dimanche du Temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Connaissance de Dieu

Pourquoi l'homme se trompe-t-il parfois autant sur son Dieu ? Ce n'est pas un hasard si chacun des textes de ce dimanche évoque la vraie connaissance de Dieu : d'un bout à l'autre de l'Ecriture, le Seigneur se lamente que l'homme se laisse prendre à de fausses images de lui. Nous disons bien que Dieu n'est qu'amour, que son seul nom est Amour, et nous lui prêtons des intentions ou des "manières" incompatibles avec un amour vrai. Mais affinerons-nous un jour suffisamment notre connaissance de Dieu pour comprendre en profondeur son amour pour nous ?

Première lecture : Livre d'Osée, 6,3-6

Les fils d’Israël se disaient entre eux : « Efforçons-nous de connaître le Seigneur ; sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l'ondée, comme les pluies de printemps qui arrosent la terre. »

Et Dieu répondit : « Que vais-je te faire, Éphraïm ? Que vais-je te faire, Juda ? Votre amour est fugitif comme la brume du matin, comme la rosée qui s'évapore à la première heure. Voilà pourquoi je vous ai frappés par mes prophètes, je vous ai massacrés par les paroles de ma bouche. Car c'est l'amour que je désire, et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. »

Seul celui qui connait intimement le Seigneur sait qu'il est en quête de l'amour de l'homme, bien loin de l'idée que s'en font ces pauvres gens. Mais la connaissance ne se dévoile qu'à celui qui cherche à connaître en vérité au lieu d'être préoccupé de ses intérêts.
Marchons sur les pas du Seigneur pour rendre gloire à notre Dieu.

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
convoque la terre au jugement de son peuple :
« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?

« Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes voeux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Psaume 49(50)

Attribuer nos convoitises à Dieu, en faire un Dieu à notre image est une tentation ! Que demande ici le Seigneur ? Simplement que nous lui donnions l'occasion d'exercer sa puissance de salut : je t'invoquerai, Seigneur, tu me délivreras et je te rendrai gloire.

Connaître Dieu, c'est croire en lui et en sa promesse d'un don gratuit ; Paul nous dit qu'il n'y a pas d'autre raison au fait qu'Abraham est reconnu comme un juste. Amis, bondirez-vous de joie ? Le Seigneur nous demande simplement de croire qu'il peut nous donner ce qu'il nous a promis. Seconde lecture : Lettre aux Romains, chapitre 4,18-25

Frères, Abraham notre père, espérant contre toute espérance, a cru à la promesse de Dieu, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras !
Il n'a pas faibli dans la foi : cet homme presque centenaire savait bien que Sara et lui étaient trop vieux pour avoir des enfants ; mais, devant la promesse de Dieu, il ne tomba pas dans le doute et l'incrédulité : il trouva sa force dans la foi et rendit gloire à Dieu, car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d'accomplir ce qu'il a promis. Et, comme le dit l'Écriture : En raison de sa foi, Dieu a estimé qu'il était juste.
En parlant ainsi de la foi d'Abraham, l'Écriture ne parle pas seulement de lui, mais aussi de nous ; car Dieu nous estimera justes, puisque nous croyons en lui, qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification.

Et voici un regard qui voit vraiment : Jésus ne se trompe pas. Son regard voit en Matthieu toutes les attentes, les potentialités, les disponibilités peut-être de celui qui est publicain : il voit le meilleur de l'homme. Quand Jésus nous regarde, il voit de même tout le potentiel qui est en nous, et c'est cela qu'il vient appeler. Confiance bouleversante du Seigneur.
Evangile selon saint Matthieu, 9,9-13

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

 

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