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Textes liturgiques
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Dimanche 3 mai 2009
Quatrième semaine de Pâques

Textes liturgiques © AELF, Paris

Appel...

A quoi distingue-t-on le vrai berger ? Il connaît les brebis du troupeau ; il est capable de dire le nom de chacune. Rejeté par les bâtisseurs, son nom est devenu pierre d’angle. On peut sans difficultés bâtir sur Lui. Sa maison ? Son identité ? Etable ou château, la demeure dont Il est fondation supportera toutes les tempêtes ; il est vrai que l’amour y règne en maître. Roi ou manant, la personne dont Il fonde la foi ne tremblera plus devant la vie ; le lien créé de maître à disciple sera indéfectible..

Première lecture : Livre des Actes des Apôtres, 4,8-12

Convoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l'Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »

Etre disciple du Christ consiste à l’imiter. C’est ainsi que Pierre fait du bien à un infirme. Et voilà qu’il faut rendre compte devant les hommes ! C’est l’occasion d’annoncer le Nom : sachez le vous tous… c’est grâce à Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu…que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Dans la bouche de Pierre, le nom de Jésus fait merveille. Il n’en a pas toujours été ainsi. Mais, à la Pentecôte, son identité de croyant s’est affermie. Indéfectible, ce lien traversera la mort.
Sur la pierre méprisée par les maçons, Dieu a fondé son œuvre

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle ;
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

Psaume 117(118)

Primitivement, la liturgie du Temple mettait en valeur 'le Nom' du 'Seigneur'. Beaucoup plus tard, on ira au contraire jusqu’à s’interdire de Le prononcer. Ainsi va et vient, au long des siècles, la sensibilité religieuse. La ferveur pousse à l’enthousiasme et à la familiarité ; les périodes de crise redoublent de respect. De tout façon, comme nous le rappelle la lecture précédente, le nom qui révèle le dernier mot prononcé par Dieu est celui de 'Jésus'.

Si Jésus révèle qui est Dieu, observons le, écoutons le ! Quand il prie, Jésus donne à Dieu le nom de Père. Et il se comporte devant lui comme un Fils. Il connaît chacun d’entre nous par son nom. C’est que nous sommes devenus, grâce à lui, enfants de Dieu. Pourrions nous construire sur un nom plus sûr notre identité ? Un ciment construit et recompose cette identité, cette famille, cette maison : l’amour. Seconde lecture : Première lettre de saint Jean, chapitre 3,1-2

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.

Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.

Je suis le bon pasteur. Quand Jésus se présente ainsi, il reprend à son compte l’image classique du berger, chantée par Isaïe, Jérémie et Ezechiel. Dieu enverra un Messie qui prendra soin du troupeau ; mieux, Il sera lui-même le Berger de son Peuple. Surtout, Jésus revendique pour lui-même le 'Nom' de Dieu. Je suis est 'le Nom du Seigneur' révélé à Moïse au buisson ardent. Jésus ne doute pas de son identité de Fils. Sa vie est fondée sur l’amour de son Père. Il nous propose de partager à notre tour cette vie et cet amour. Il nous appelle à étendre avec lui le Royaume. A notre tour, peut-être, de devenir berger…
Evangile selon saint Jean, 10,11-18

Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

P. Emmanuel Chazot

Prêtre du Coeur de Jésus (diocèse du Puy)

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