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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Pour que nous en vivions...
Après la Pentecôte, alors que nous sommes retournés au 'temps ordinaire', les dimanches continuent à célébrer les grands mystères de la foi. La semaine dernière, c'était la Sainte Trinité, cette semaine, avec le Sacrement du Corps et du Sang du Christ - l'Eucharistie - c'est le don par excellence que le Seigneur a fait pour que nous en vivions aujourd'hui même. Il est bon de se rappeler que « toutes les fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre pâque a été immolé se célèbre sur l'autel, l'oeuvre de notre Rédemption s'opère », mais aussi que « par le sacrement du pain eucharistique est représentée et réalisée l'unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul corps » (Lumen Gentium, 3 - Vatican II). Et pourtant, le don qui nous est fait aujourd'hui n'est pas supérieur à celui que le Seigneur a fait de lui-même en acceptant de passer par la mort. C'est l'Amour que nous célébrons. |
| Première lecture : Livre de l'Exode, 24,3-8
En descendant du Sinaï, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et tous ses commandements. Le peuple répondit d'une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. » Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur ; le lendemain matin, il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël. Puis il chargea quelques jeunes Israélites d'offrir des holocaustes, et d'immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de paix. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des bassins ; puis il aspergea l'autel avec le reste du sang. Il prit le livre de l'Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. » Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l'Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. » |
Où est l'essentiel ici alors que le Seigneur vient de donner le Décalogue - les 10 paroles - au peuple et que celui-ci est dans la joie ? Dans l'unanime protestation de fidélité de ceux qui ont conscience d'avoir reçu un don sans prix ? dans l'immolation de jeunes taureaux pour le sacrifice et dans l'aspersion de sang ? dans la joie du repas partagé entre ceux qui signent une alliance ? Plus encore sans doute dans la décision du peuple de vivre des paroles de Dieu qu'il reconnait pour être vie : après avoir tant reçu, le peuple devient capable de se donner et la joie vécue ce jour-là au Sinaï nous devient presque palpable. | |
| Nous partageons la coupe du salut en invoquant le nom du Seigneur.
Comment rendrai-je au Seigneur Il en coûte au Seigneur Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, |
Psaume 115(116B) Comment entendre ce psaume si on n'a pas éprouvé ce que c'est que d'avoir été sauvé ? Le psalmiste a fait cette terrible expérience du danger mortel et des chaînes ; mais il a aussi fait l'expérience d'être délivré de la mort et de voir ses chaines brisées. Il peut alors élever la coupe du salut. |
| Les premières chrétiens - comme la lettre aux Hébreux - relisent ce que préfigurait le livre de l'Exode à la lumière de la vie et de la mort de Jésus. Pour l'auteur, tout fait sens : que signifie que ce ne soit plus un animal qu'on offre mais le Christ qui s'offre ? que signifie qu'il l'a fait une unique fois ? Tout est dit ici... pour le 'bonheur qui vient' | Seconde lecture : Lettre aux Hébreux, chapitre 9,11-15
Le Christ, lui, est le grand prêtre du bonheur qui vient. La tente de son corps est plus grande et plus parfaite que celle de l'ancienne Alliance ; elle n'a pas été construite par l'homme, et n'appartient donc pas à ce monde. C'est par elle qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du ciel en répandant, non pas le sang des animaux, mais son propre sang : il a obtenu ainsi une libération définitive. S'il est vrai qu'une simple aspersion avec du sang d'animal, ou avec de l'eau sacrée, rendait à ceux qui s'étaient souillés une pureté extérieure pour qu'ils puissent célébrer le culte, le sang du Christ, lui, fait bien davantage : poussé par l'Esprit éternel, Jésus s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache ; et son sang purifiera notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant. Voilà pourquoi il est le médiateur d'une Alliance nouvelle, d'un Testament nouveau : puisqu'il est mort pour le rachat des fautes commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l'héritage éternel déjà promis. | |
| Voici le dernier repas de Jésus où il établit le mémorial de son corps et de son sang donnés pour la multitude. C'est l'Eucharistie dont vit l'Église, mais voyons-nous - derrière les paroles et les gestes rapportés par saint Marc - le Coeur de Dieu qui se donne jusqu'à la fin ? Le Père accepte de livrer le Fils à ce que lui réservent les hommes sans le 'retenir' ou le protéger autrement et le Fils accepte d'aller jusqu'au bout de l'amour, jusqu'au bout du don sans rien garder pour lui... Le voyons-nous ? | |
| Evangile selon saint Marc, 14,12...26
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?' Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. |
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