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Textes liturgiques
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Dimanche 21 juin 2009
Douzième dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Présent au coeur de la tempête...

Nous nous sentions puissamment aidés par les invocations à l'Esprit ou les grandes fêtes de ces dernières semaines qui ont décliné le Mystère de Dieu, et voilà que nous retournons au temps ordinaire. Peut-être cela nous laisse-t-il un peu désemparés et nous sentons-nous bien démunis pour affronter les tempêtes ordinaires de nos vies. Les textes de la liturgie de ce jour sont alors faits pour nous avec leurs évocations de tempêtes. Il vaut la peine de les méditer : nous y verrons qu'à chaque fois le Seigneur y est présent, non pas à la périphérie, mais au coeur même de la tempête. Job ou les disciples de Jésus nous disent que c'est là que nous le trouverons et qu'il nous répondra. Somme toute, il valait la peine de retourner au temps ordinaire pour se l'entendre rappeler. Alors, nous pourrons entendre la tendresse de la question vigoureuse de Jésus : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ?

Première lecture : Livre de Job, 38,1...11

Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job : « Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein de l'abîme ; quand je fis de la nuée son vêtement, et l'enveloppai de nuages pour lui servir de langes ; quand je lui imposai des limites, et que je disposai les portes et leurs verrous ? Je lui dis : 'Tu viendras jusqu'ici ! tu n'iras pas plus loin, ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots !’ »

Pourquoi le Seigneur s'établit-il au milieu de la tempête pour répondre à Job qui l'interpelle ? C'est pourtant de là que le Seigneur ose dire à Job qu'il impose des limites au flot et à l'abîme alors que le déchaînement des éléments pourrait faire croire que tout est perdu. Peut-être parce qu'il faut avoir éprouvé que Dieu peut parler dans la tempête pour reprendre confiance.
Rendons grâce au Seigneur qui seul fait des merveilles.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
qu’’ils offrent des sacrifices de louange,
ceux qui ont vu les œuvres du Seigneur
et ses merveilles parmi les océans.

Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues :
portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes,
ils étaient malades à rendre l’âme.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues.

Ils se réjouissent de les voir s’apaiser,
d’être conduits au port qu’ils désiraient.
Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes.

Psaume 106(107)

Comment le psalmiste ose-t-il évoquer la tempête parmi les merveilles de Dieu ? Peut-être que la merveille est justement quand c'est au coeur de la tempête qu'il est encore possible de crier vers le Seigneur en croyant qu'il peut malgré tout tirer de la détresse. Alors les vagues s'apaisent et l'homme rend grâce pour cette merveille.

Paul nous rappelle que si la tempête est bien présente dans nos existences, le Christ lui-même l'a éprouvée et qu'il n'a pas fui, acceptant de partager ce qui fait notre vie jusqu'à passer par la mort. Sa résurrection est le signe que la mort n'aura plus jamais le dernier mot. Seconde lecture : Deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 5,14-17

Frères, l'amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n'aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne connaissons plus personne à la manière humaine : si nous avons compris le Christ à la manière humaine, maintenant nous ne le comprenons plus ainsi. Si donc quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.

Les disciples n'avaient-ils pas obéi à Jésus en embarquant pour l'autre rive ? Et pourtant, ils étgaient assaillis par les vagues et rien n'existait plus que parer à l'eau qui entre. Avec leur peur panique, ils ont su réveiller Jésus, découvrant mieux combien il leur était présent. Dites : osons-nous dire à Jésus tout ce qui nous assaille ?
Evangile selon saint Marc, 4,35-41

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

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