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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Puissance de Dieu
Qu'il s'agisse de Jésus, d'Ezéchiel ou de Paul, chacun insiste sur la puissance unique qui l'habite : elle vient du Dieu Très-Haut qui l'envoie. Dans le même temps, il est impossible ne pas remarquer que chacun de ces textes liturgiques note l'incompréhension et même le rejet qui accueille les envoyés de Dieu... Où est alors la puissance de Dieu ? Paul le dira : celui que le Seigneur envoie n'est pas anéanti, lors même qu'il est en butte à toutes sortes de tribulations. |
| Première lecture : Livre d'Ezéchiel, 2,2-5
L'esprit vint en moi, il me fit mettre debout, et j'entendis le Seigneur qui me parlait ainsi : « Fils d'homme, je t'envoie vers les fils d'Israël, vers ce peuple de rebelles qui s'est révolté contre moi. Jusqu'à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi, et les fils ont le visage dur, et le coeur obstiné. C'est à eux que je t'envoie, et tu leur diras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu...' Alors, qu'ils écoutent ou qu'ils s'y refusent - car c'est une engeance de rebelles -, ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux. » |
Envoyant Ezéchiel pour le salut du peuple, le Seigneur ne lui cache rien des rejets qu'il rencontrera... pas plus qu'il ne supprime les difficultés de la mission : respect profond de la liberté des hommes. Si rien n'est impossible à Dieu, l'amour ne s'impose pas. | |
| Nos yeux levés vers toi, Seigneur, espèrent ta pitié
Vers toi j'ai les yeux levés, Comme les yeux de la servante Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous : |
Psaume 122(123) Celui qui prie ainsi ne fait pas le fier, mais il n'y a rien de servile dans son attitude. La plainte est vive et la demande pressante, mais remplie d'abandon confiant. Dans son appel à la pitié, le pauvre attend tout du Seigneur son Dieu. |
| Ce qui domine en Paul, ce n'est ni la fierté des révélations reçues, ni la douleur de l'écharde, ni même les persécutions dont il est victime que sans doute la puissance du Christ l'habite : la fierté qu'on sent en Paul, c'est celle de la relation unique qui le lie à son Seigneur. | Seconde lecture : Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens, chapitre 12,7-10
Frères, les révélations que j'ai reçues sont tellement exceptionnelles que, pour m'empêcher de me surestimer, j'ai dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour m'empêcher de me surestimer. Par trois fois, j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi. Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand coeur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. | |
| Ils voient bien la puissance qui habite Jésus et lui donne de faire des merveilles, mais, choqués, ils ne peuvent l'accueillir. Voilà comment on passe à côté du don de Dieu : comment le recevoir quand on est persuadé qu'il ne peut nous toucher ? Et l'histoire recommence aujourd'hui : nous sommes tentés de juger sévèrement cet aveuglement, alors qu'il est aussi le nôtre : il nous est si difficile de croire que le Seigneur veut nous guérir et qu'il le peut... Dites, y croyez-vous ? | |
| Evangile selon saint Marc, 6,1-6
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant. |
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