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Textes liturgiques
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Dimanche 12 juillet 2009
Quinzième dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Saisis par le Seigneur

Qu'il s'agisse du prophète Amos, de Paul ou de l'évangéliste, ils ont le même langage : ce qu'ils retiennent de l'appel de Dieu, c'est qu'il les a choisis dira saint Paul, saisis pour Amos, envoyés selon saint Marc. Manifestement, l'appel du Seigneur a bouleversé leur vie et ils ne conçoivent pas de retourner en arrière, alors même que les textes de ce jour ne cachent rien des oppositions qu'ils rencontrent ou... rencontreront. La mission les brûle comme un feu.
Il nous est bon de l'entendre quand nous trouvons que c'est dur ou quand nous hésitons à répondre à l'appel reçu, parce que ce qui est sûr, c'est que le Seigneur appelle chacun et chacune. Et avec Amos, Paul ou Marc, nous percevons pourquoi ils sont bouleversés : cet appel, il ouvre d'abord et avant tout à une relation personnelle avec le Seigneur et c'est cela et uniquement cela qui bouleverse ceux qui s'y ouvrent comme le psalmiste disant : J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?

Première lecture : Livre d'Amos, 7,12-15

Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos : « Va-t'en d'ici avec tes visions, enfuis-toi au pays de Juda ; c'est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c'est un sanctuaire royal, un temple du royaume. »

Amos répondit à Amazias : « Je n'étais pas prophète ni fils de prophète ; j'étais bouvier, et je soignais les figuiers. Mais le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau, et c'est lui qui m'a dit : 'Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.' »

Les visions d'Amos ne plaisent pas au prêtre Amazias mais Amos ne recule pas : comment le pourrait-il alors qu'il sait que sa mission, il ne se l'est pas attribuée mais l'a reçue de Dieu ? Ce que Dieu a donné, nul ne peut le lui ôter ; il peut alors avoir toutes les audaces.
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Psaume 84(85)

Elle est belle la vision de celui qui a foi en Dieu : il sait que le Seigneur Dieu ne veut que la paix et donner ses bienfaits à celui qui accepte de les accueillir. Le drame est que les hommes manquent bien souvent de cette foi dont l'autre nom est 'confiance'.
C'est en regardant vers Dieu qu'on perçoit qu'il ne veut que combler, mais levons-nous les yeux vers lui ?

Il faudrait compter combien de fois Paul relève le don de Dieu : sa bienveillance, sa bénédiction, sa grâce, son pardon, le salut et ce don suprême - par Jésus Christ - de devenir pour lui des fils. L'assurance de Paul, c'est qu'il se sait 'choisi' et qu'il a conscience ainsi que tout lui est ouvert. Mais parce qu'il lui est donné de prendre place dans le projet de Dieu, comment pourrait-il rester en repos tant que tout l'univers n'accomplit pas sa vocation ? Seconde lecture : Lettre aux Ephésiens, chapitre 1,3-14

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d'avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire, de cette grâce dont il nous a comblés en son Fils bien-aimé, qui nous obtient par son sang la rédemption, le pardon de nos fautes. Elle est inépuisable, la grâce par laquelle Dieu nous a remplis de sagesse et d'intelligence en nous dévoilant le mystère de sa volonté, de ce qu'il prévoyait dans le Christ pour le moment où les temps seraient accomplis ; dans sa bienveillance, il projetait de saisir l'univers entier, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre, en réunissant tout sous un seul chef, le Christ.
En lui, Dieu nous a d'avance destinés à devenir son peuple ; car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé, il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espéré dans le Christ, à la louange de sa gloire.
Dans le Christ, vous aussi, vous avez écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de votre salut ; en lui, devenus des croyants, vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint. Et l'Esprit que Dieu avait promis, c'est la première avance qu'il nous a faite sur l'héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale, à la louange de sa gloire.

Rien : ni pain ni argent ni rechange. Envoyés par Jésus, les apôtres n'emportent que ce pouvoir qu'il leur donne de chasser les esprits mauvais. Même ainsi, Jésus les prévient qu'on peut refuser de les accueillir : Dieu n'impose pas ses dons, il faut vouloir les recevoir et tous ceux qui sont apôtres savent bien que l'amour qui se propose n'est pas toujours reçu. Les oppositions existent mais ce qui domine ici l'Evangile, c'est la joie de chasser les démons et de guérir les malades. Si Jésus me le demandait, accepterais-je de partir moi aussi ?
Evangile selon saint Marc, 6,7-13

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

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