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Textes liturgiques © AELF, Paris
| Croire à la présence agissante
Comment croire que Dieu est présent dans notre vie ? En définitive, si les interlocuteurs de Jésus ne peuvent admettre que Jésus - qui vit au milieu d'eux - vienne de Dieu et soit don de Dieu pour eux, c'est bien parce qu'ils ont du mal à admettre l'irruption de Dieu au coeur de leur vie ordinaire. Et quand Elie offre au Seigneur de reprendre sa vie parce qu'il n'en peut plus d'une existence de fuyard, c'est aussi parce qu'il lui est difficile de penser que le Seigneur puisse intervenir au coeur de sa vie ordinaire. Avec le recul qui est le nôtre, on peut s'étonner du manque de foi d'Elie ou des interlocuteurs de Jésus, mais on peut aussi s'interroger : dans notre vie tout ordinaire, n'avons-nous pas parfois du mal à imaginer que le Seigneur est là, présent, attentif et agissant - bien souvent tout simplement par l'intermédiaire de ceux qui nous entourent ? |
| Première lecture : Premier livre des Rois, 19,4-8
Le prophète Elie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel, marcha toute une journée dans le désert. Il vint s'asseoir à l'ombre d'un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c'en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. » Puis il s'étendit sous le buisson, et s'endormit. Mais voici qu'un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! » Il regarda, et il y avait près de sa tête un pain cuit sur la braise et une cruche d'eau. Il mangea, il but, et se rendormit. Une seconde fois, l'ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! Autrement le chemin serait trop long pour toi. » Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à l'Horeb, la montagne de Dieu. |
Dans l'épreuve, le jugement peut être altéré et il est parfois bien difficile de prendre les bonnes décisions : c'est exactement ce que vit Elie. Il ne sait plus ce qu'il dit tant il est dans l'angoisse. Cependant il trouve encore la force de s'adresser à Dieu - même si sa demande est trompeuse - et le Seigneur entend, lui ce que veut Elie : vivre. Combien de fois n'en pouvons-nous plus d'une situation apparemment sans issue : trouvons-nous encore la force de nous tourner vers le Seigneur ? | |
| Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Je bénirai le Seigneur en tout temps, Magnifiez avec moi le Seigneur, Qui regarde vers lui resplendira, L'ange du Seigneur campe à l'entour |
Psaume 33(34) Un pauvre crie et le Seigneur entend : voici qui résume tout le psaume, mais aussi la vie devant Dieu. Nous n'en pouvons plus ? Il peut alors entrer dans notre vie et apporter un salut. Bienheureux celui qui n'est pas auto-suffisant ! Oui, je bénirai le Seigneur en tout temps... |
| Enfants de Dieu, nous devenons capables de l'imiter : les paroles de Paul pourraient nous paraître folles, nous qui savons combien nous aimons peu ou mal. C'est pourtant la vie qui nous est offerte : en Dieu, nous devenons capables de générosité, de tendresse et de pardon. C'est l'occasion de dire : Seigneur, à travers moi donne, aime et pardonne... | Seconde lecture : Lettre aux Ephésiens, chapitre 4,30-5,2
Frères, en vue du jour de votre délivrance, vous avez reçu en vous la marque du Saint Esprit de Dieu : ne le contristez pas. Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l'amour, comme le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire. | |
| Effectivement, les interlocuteurs de Jésus connaissent son père et sa mère : il est bien le fils de Marie et de Joseph... Mais Jésus n'est pas que le fils de Marie et de Joseph. Parce qu'ils croient le connaître, les juifs ne peuvent le connaître réellement et ils ne peuvent laisser entrer le don de Dieu dans leur vie : comment pourraient-ils croire qu'un extraordinaire pénètre leur vie alors que les mots de Jésus sont si simples, limpides pourrait-on dire. Nous aussi nous faisons cette expérience : oui, nous croyons que Jésus est fils de Dieu envoyé pour nous et qui nous donne de vivre de sa vie, mais comme il est difficile de vivre selon cette foi. | |
| Evangile selon saint Jean, 6,41-51
Comme Jésus avait dit : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel », les Juifs récriminaient contre lui : « Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire : 'Je suis descendu du ciel' ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » |
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