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Textes liturgiques
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Dimanche 27 juillet 2008
17e dimanche du Temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Où est mon trésor ?

Quel trésor recherchons-nous ? Un monceau d'or et d'argent ou l'art de se diriger et d'avoir un coeur attentif ? Il n'est sans doute pas possible d'éviter la question devant laquelle nous mettent les textes d'aujourd'hui...
Elle pourrait nous sembler rude parce que nous comprenons bien que la Vie est du côté de la seconde partie de l'alternative et que nous savons tout autant que nous sommes encombrés d'un tas de petits désirs qui peuvent nous cacher l'unique important. Heureusement, dans le même temps, Paul nous rappelle que c'est Dieu lui-même qui rend juste, et, dans l'Evangile, Jésus brosse une vision profondément enviable du Royaume dans une croissance que rien ne semble pouvoir arrêter.
Ultimement, ils nous redisent que le Seigneur ne nous demande finalement rien d'autre que de dire un oui conscient à la proposition de Celui qui veut nous transformer pour plus de Vie..

Première lecture : Premier livre des Rois, 3,5...12

A Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Il lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Salomon répondit : « Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi à la place de David mon père ; or, je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger, et me voilà au centre du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux, si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un coeur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton peuple, qui est si important ? »

Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis ; mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un coeur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi.

Entendons-nous le Seigneur nous faire cette demande ?
C'est à chacun de nous qu'il veut la faire si nous lui en donnons l'occasion... et si nous pouvons y répondre avec la même vérité et le même sens de nos véritables besoins que Salomon.
De quel amour j’aime ta loi, Seigneur !

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Qu'elle est douce à mon palais ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !
Tes préceptes m'ont donné l'intelligence :
je hais tout chemin de mensonge.

Aussi j'aime tes volontés,
plus que l'or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.

Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Psaume 118(119)

Quelle merveille que les exigences du Seigneur ! Seul peut le dire celui qui a pénétré que déchiffrer la Parole illumine et qu'elle ne parle véritablement qu'aux simples

La logique de Paul est implacable : Dieu a appelé tous les hommes en vue de son amour ; et parce qu'il n'est qu'amour, il ne veut qu'en faire des justes pour qu'ils partagent sa gloire. Paul nous rappelle ainsi que la foi n'est pas seulement dire que Dieu existe mais qu'il agit selon le dessein de son amour. Seconde lecture : Lettre aux Romains, chapitre 8,28-30

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères. Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il leur a donné sa gloire.

Ces trois petites paraboles concordent : ceux qui ont découvert le trésor qu'est le Royaume sont prêts à tout pour le posséder, mais elles disent aussi que rien n'empêchera ceux qui ont découvert ce trésor de l'obtenir : il est à leur portée s'ils sont prêts à tout vendre pour lui.
Evangile selon saint Matthieu, 13,44-52

Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.

Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.

Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »

 

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