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Textes liturgiques
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Dimanche 3 août 2008
18e dimanche du Temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Venez et buvez

Les textes de ce jour nous rappellent massivement que l'offre de Dieu est gratuite, qu'elle rassasie et étanche la soif, mais il faut bien constater que nous avons du mal à y croire et à nous brancher sur cette source. Du coup, nous papillonnons ici et là pour trouver notre pature et nous restons insatisfaits.
Mais pourquoi chercher ailleurs ? Avons-nous fait l'essai une fois, une seule fois, de dire au Seigneur : je crois que tu peux me rassasier et me combler, je viens à toi, rassasie-moi ? Alors nous nous brancherions sur l'amour du Christ et nous comprendrions peut-être que les difficultés - réelles - de nos vies n'en seront pas le dernier mot..

Première lecture : Livre d'Isaïe, 55,1-3

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses ! Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David.

Comment ne pas être touché par l'image de Dieu qui se dégage de ce texte : un Dieu à la recherche de l'homme et qui, sans s'imposer, se propose inlassablement. Tout nous est offert : l'offre de Dieu est gratuite ; un jour nous le reconnaîtrons.
Tu ouvres la main : nous voici rassasiés

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.

Psaume 144(145)

L'antienne du psaume résume bien l'état d'esprit du croyant qui a entendu la lecture d'Isaïe. Et quand il est dans une telle disposition lui reviennent tous les motifs d'action de grâce qui sont les siens : oui, j'ai expérimenté la bonté, la tendresse du Seigneur....

Paul est tellement focalisé sur l'amour du Christ que cela lui fait dépasser tout le reste. Non qu'il nie la détresse, l'angoisse, la persécution, la faim, le dénuement ou le danger... il les a expérimentés de façon cuisante, mais il clame qu'avec l'amour du Christ, il résiste à l'écrasement quelle que soit sa souffrance. Seconde lecture : Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 8,35...39

Frères, qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? la détresse ? l'angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ? Non, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur.

Jésus saisi de pitié, littéralement : pris aux entrailles. Toute la journée, il va rester avec les foules, guérir les infirmes. Et le soir, mis devant la nécessité de les nourrir, il encourage ses disciples : donnez-leur vous-mêmes à manger. A vous, je donne la même fécondité qui est la mienne. C'est Lui qui prononce la bénédiction, qui rompt les pains et les multiple. Mais aux disciples de transmettre la nourriture à la foule...
Evangile selon saint Matthieu, 14,13-21

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.

Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi ici. » Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

 

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