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Textes liturgiques
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Dimanche 2 août 2009
18e dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Quel est notre désir véritable ?

Nous le savons, dans les lectures de la célébration eucharistique, la première a pour tâche d'introduire et de préfigurer ce que l'Evangile nous donnera à contempler. Mais aujourd'hui, le parallèle entre le livre de l'Exode et saint Jean peut particulièrement nous frapper : quel est le désir véritable de ces foules à travers leurs récriminations comme dans l'attente qu'ils expriment ? Quel qu'il soit, même s'ils sont exaucés, ils ne s'attendaient pas à ce qu'ils vont recevoir : le don de la manne ou les paroles de Jésus se présentant comme le pain de vie.
C'est peut-être l'occasion de nous demander si nous sommes si différents d'eux : n'est-ce pas dans toute notre vie que les dons de Dieu nous surprennent et nous déplacent ? Peut-être alors entendrons-nous mieux l'invitation pressante de Paul à se défaire de l'homme ancien et à adopter le comportement de l'homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l'image de Dieu.

Première lecture : Livre de l'Exode, 50,5-9

Dans le désert, toute la communauté des fils d'Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron. Les fils d'Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d'Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l'épreuve : je verrai s'il obéit, ou non, à ma loi. J'ai entendu les récriminations des fils d'Israël. Tu leur diras : 'Après le coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Vous reconnaîtrez alors que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.' »
Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ; et, le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée s'évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol. Quand ils virent cela, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu'est-ce que c'est ?) car ils ne savaient pas ce que c'était. Moïse leur dit : « C'est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »

Pauvres gens : ils ne cessent de se plaine et quand ils récriminent contre Moïse et Aaron, c'est l'action de Dieu qu'ils ne reconnaissent pas alors que lui continue à leur prodiguer inlassablement ses dons... Même alors, ils ne savent que dire : Qu'est-ce que c'est ? Peut-être cela peut-il nous inciter à nous interroger : suis-je indemne d'un tel aveuglement ? Est-ce que j'identifie ce qui est vraiment don de Dieu pour moi ?
Donne-nous, Seigneur, le pain du ciel !

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l'âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur,

Il commande aux nuées là-haut,
il ouvre les écluses du ciel :
pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,
il leur donne le froment du ciel ;

Chacun se nourrit du pain des forts,
il les pourvoit de vivres à satiété.
Tel un berger, il conduit son peuple,
Il les fait entrer dans son domaine sacré.

Psaume 77(78)

C'est tout l'inverse chez le psalmiste : lui sait identifier avec une grande sûreté le don de Dieu ; peut-être est-ce d'ailleurs pour cela qu'il chante sans cesse sa louange. Une confidence dit comment cette attitude lui est possible : il rumine sans fin ce que ses pères ont raconté, le redisant à son tour à ceux qui viennent. Voilà le double mouvement qui construit la foi, c'est-à-dire la confiancce.

La parole de Paul est un véritable scalpel, sachant mettre à nu l'enjeu de la renaissance en Christ : elle exige un dépouillement de l'homme ancien aux désirs trompeurs ou désordonnés et une véritable renaissance. Jamais nous ne l'avons autant compris qu'en méditant l'Exode et l'Evangile de ce jour. Seconde lecture : Lettre de saint Paul aux Ephésiens, chapitre 4,17...24

Frères, je vous le dis, je vous l'affirme au nom du Seigneur : vous ne devez plus vous conduire comme les païens qui se laissent guider par le néant de leur pensée. Lorsque vous êtes devenus disciples du Christ, ce n'est pas cela que vous avez appris, si du moins c'est bien lui qu'on vous a annoncé et enseigné, selon la vérité de Jésus lui-même. Il s'agit de vous défaire de votre conduite d'autrefois, de l'homme ancien qui est en vous, corrompu par ses désirs trompeurs. Laissez-vous guider intérieurement par un esprit renouvelé.
Adoptez le comportement de l'homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l'image de Dieu.

Est-ce que la foule a pu comprendre de ce que lui disait Jésus ? L'aura-t-elle compris plus tard ? Certes, nous n'avons pas fini de lire le 'discours du pain de vie', mais on sent bien son incompréhension. Peut-être même la partageons-nous en partie : après avoir vu Jésus ressuscité et après 2000 ans d'histoire de l'Eglise, nous savons qu'il est le pain de vie, mais est-ce que la connaissance que nous en avons change vraiment notre vie ?
Evangile selon saint Jean, 6,24-35

La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas au bord du lac, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »

Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle oeuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. »

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