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Textes liturgiques

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Dimanche 20 septembre 2009
25e dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Le Dieu si proche...

Il y a des jours où on ne supporte plus d'entendre encore évoquer les incompréhensions qui pourrissent tout, la bêtise bornée qui travestit même le plus pur, les rivalités et les guerres : tout cela n'aura-t-il donc pas de fin ? Faut-il y revenir ? Et dans l'Évangile, alors que Jésus annonçait la semaine dernière sa Passion, voici qu'il y revient. Nous connaissons tous des personnes en grande difficulté que nous essayons d'accompagner et nous voudrions bien échapper pour une fois aux évocations de la peine des hommes, et les textes de la liturgie de ce jour ne le permettent pas. Cependant, si nous acceptons - malgré notre 'ras-le-bol' - de nous laisser faire par la Parole de Dieu, lui abandonnant ce qui est au-dessus de nos forces, peut-être ferons-nous l'expérience du Dieu plus grand qui nous prend littéralement en charge. Alors nous pourrons ccomprendre pourquoi ces textes reviennent si souvent : c'est le Dieu avec nous qui veut se faire proche ; lui ouvrirons-nous notre porte et notre coeur ?

Première lecture : Livre de la Sagesse, 2,12...20

Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes : « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira.

Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »

Que faire quand est arrivée l'heure de la condamnation et que déferlent outrages et tourments ? Quand, avec une perversité mauvaise, des hommes mauvais nous mettent à l'épreuve en mettant notre foi à l'épreuve ? C'est eux-mêmes qui le soufflent : crier vers le Seigneur, alors la confiance nous sera donnée, même si nous devons passer par la mort. C'est cela que vivra Jésus et Dieu le ressuscitera.
Seigneur, à mon aide, mon secours et mon Sauveur !

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Des étrangers se sont levés contre moi,
des puissants cherchent ma perte :
ils n'ont pas souci de Dieu.
par ta vérité, Seigneur, détruis-les.

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand coeur, je t'offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !

Psaume 53(54)

Le Seigneur a-t-il sauvé son fidèle de la mort ? En tout cas, pour le psalmiste, il n'y a pas de doute : Dieu vient à son aide quand il l'appelle, et il donne à son fidèle de vivre une passion dans la confiance de n'être pas abandonné. Don inestimable que cet accompagnement.

Inlassablement, Jacques réveille les chrétiens dont il a la charge, tirant jusqu'à l'ultime les conséquences de leurs errements : oui, c'est ma convoitise qui est homicide, ma jalousie qui provoquera les guerres... Devant un pareil tableau, nul ne peut s'exonérer, mais st Jacques n'oublie pas l'essentiel : Dieu peut donner la sagesse qui est droite, paix, tolérance, compréhension... Seconde lecture : Lettre de saint Jacques, chapitre 3,16-4,3

Frères, la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie. C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

D'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.

Peu de notations disent autant l'amour du Christ Jésus pour ses disciples que c'est petite incise qui l'indique se cachant pour se donner les meilleures chances d'arriver à se faire comprendre des siens. Mais on pourrait rechercher dans l'ensemble du texte les notations de la sollicitude du Seigneur pour ses disciples : sa patience avec eux, le long enseignement qu'il ne craint pas de leur donner, le temps qu'il prend pour les préparer... Prenons le temps de les contempler, Jésus ne procède pas autrement avec nous...
Evangile selon saint Marc, 9,30-37

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

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