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Textes liturgiques
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Dimanche 11 octobre 2009
28e dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Hommes et femmes de désirs...

Qu'est-ce qui nous anime, nous fait vivre ? Quel est véritablement notre désir profond ? Les textes que nous propose aujourd'hui la liturgie rappellent cette dimension fondamentale de l'homme ou de la femme : il est animé de désirs, parfois si profonds, si enfouis, qu'il n'ose les faire venir au jour. Mon Créateur les appelle : il les a suscités en moi parce qu'ils sont bien le principe de ma vie. Sans doute est-il besoin de les 'décaper' pour que ce qui leur substance même - au-delà des désirs immédiats - me fasse vivre, mais la foi est de croire que ce n'est qu'avec eux que je pourrai faire alliance avec mon Créateur. N'ayons pas peur de les refaire surgir : l'Evangile nous redira que le regard de Dieu est un regard aimant.

Première lecture : Livre de la Sagesse, 7,7-11

J'ai prié, et l'intelligence m'a été donnée. J'ai supplié, et l'esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle, j'ai tenu pour rien la richesse ; je ne l'ai pas mise en comparaison avec les pierres précieuses ; tout l'or du monde auprès d'elle n'est qu'un peu de sable, et, en face d'elle, l'argent sera regardé comme de la boue. Je l'ai aimée plus que la santé et que la beauté ; je l'ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s'éteint pas. Tous les biens me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable.

Avons-nous prié pour avoir l'intelligence, supplié pour recevoir la sagesse ?
Si nous pouvions nous exprimer en vérité comme le sage, sans doute réaliserions-nous que la clarté de la sagesse ne s'éteint pas. Dans quelle aventure nous lancerait le courage de la demander...
Rassasie-nous de ton amour : nous serons dans la joie.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos coeurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton oeuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l'ouvrage de nos mains.

Psaume 89(90)

Le lieu de la sagesse, c'est le coeur : celui qui la reçoit sait bien qu'elle n'est pas desséchante mais ouverture au meilleur en nous et capacité d'entre dans une relation vraie avec les autres. Dites : allons-nous la demander ? Le Seigneur la donnerait.

On ne peut être devant Dieu qu'en vérité, mais n'est-ce pas la garantie d'être pris au sérieux pour ce que nous sommes réellement, au-delà de la simple surface ? Seconde lecture : Lettre aux Hébreux, chapitre 4,12-13

Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du coeur. Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes.

Parmi les évangélistes, saint Marc est le seul à noter que, posant son regard sur l'homme qui accourt vers lui, Jésus se mit à l'aimer. Qu'y a-t-il dans ce regard de Jésus ? Si nous ne nous sommes jamais posé la question, peut-être ne nous sommes-nous jamais demandé non plus ce qu'il y avait dans le regard de Jésus sur nous. Et pourtant, le regard du Christ Jésus se pose aussi sur moi, et il est unique. Si nous nous laissons regarder, probablement comprendrons-nous la déclaration de Pierre disant qu'il a tout quitté pour suivre Jésus.
Evangile selon saint Marc, 10,17-30

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. »

Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

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