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Textes liturgiques
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Dimanche 18 octobre 2009
29e dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Le privilège du Serviteur

Les textes de ce jour nous redisent que le privilège du Serviteur selon le Coeur de Dieu est d'être appelé à servir, à donner totalement sa vie. Ni plus ni moins. Ainsi, nous pouvons comprendre ce que signifie être choisi par Dieu, être élu par lui : c'est être choisi pour le service de Dieu et celui de nos frères. Cependant, le Serviteur a sans doute un autre privilège : il est appelé à partager la vie et le projet de Dieu, et cela peut remplir une vie. Comment ne bondirait-il pas de joie ? Elle ne supprime pas les souffrances mais elle change la vie.

Première lecture : Livre d'Isaïe, 53,10-11

Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur. Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur. A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.

Ce n'est pas la souffrance du Serviteur qui plaît à Dieu, mais l'amour qui lui permet de ne pas s'arrêter à la souffrance pour vivre jusqu'au bout le projet de Dieu : oui, l'amour est plus fort que le péché. Et avec le Serviteur d'Isaïe, c'est déjà la figure de Jésus qui se dessinne.
Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

Psaume 32(33)

Comment le psalmiste ose-t-il dire que Dieu veille sur ceux qui le craignent alors qu'il est en butte aux persécutions ? Cependant, c'est bien la confiance et une lumière qui transparaissent dans son chant.. Aucune inquiétude ne transparaît dans sa prière.

Pourquoi avoir peur de reconnaître nos faiblesses ? C'est en elle que la miséricorde de Dieu vient nous chercher et nous sauver. Elle n'a pas d'autre porte d'entrée. Seconde lecture : Lettre aux Hébreux, chapitre 4,14-16

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

La coupe que va boire Jésus - son passage par la passion et la mort -, Jacques et Jean semble-t-il la boiront. Mais savent-ils vriament ce qu'ils disent en affirmant le pouvoir ? Il est permis d'en douter. Cependant, Jésus va prendre au sérieux ce moment de générosité et d'offrance et, en quelque sort, le ratifier : plus tard, les deux frères iront jusqu'au bout du don.
Evangile selon saint Marc, 10,35-45

Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »

Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous : car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

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