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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Le désir et la confiance
La semaine dernière, la liturgie nous interrogeait sur notre désir profond. Aujourd'hui encore, Jésus redemande quel est son désir à celui qui s'adresse à lui. Mais les textes liturgiques vont au-delà de ce désir, nous interrogeant sur l'attitude dans laquelle nous l'exprimons : croyons-nous vraiment qu'il peut être exaucé, que le Seigneur peut l'exaucer ? |
| Première lecture : Livre de Jérémie, 31,7-9
Ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d'Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du Nord, et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée ; c'est une grande assemblée qui revient. Ils étaient partis dans les larmes, dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur. |
Le Seigneur invite certes son peuple à le louer, mais aussi à l'appeler à l'aide : c'est d'une part reconnaître que le Seigneur peut nous venir en aide et nous sauver, d'autre part, le reconnaître que notre Dieu est celui qui ne demande qu'à nous combler, comme un père ses enfants. | |
| Le Seigneur a fait merveille : nous voici dans la joie..
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, Alors on disait parmi les nations : Ramène, Seigneur, nos captifs, Il s'en va, il s'en va en pleurant, |
Psaume 125 (126) La joie du psalmiste est telle qu'il même - comme en rêve - le passé et le présent, comme s'il savait qu'il était déjà exaucé. En tout cas, il sait qu'un jour le salut viendra : comme ses pères ont été sauvés, lui aussi et ses enfants. Demain est déjà aujourd'hui. |
| Qu'il est bon d'entendre rappeler que Celui que le Père a envoyé a pris notre fragilité : Dieu connaît ma fragilité, comment me condamnerait-il ? | Seconde lecture : Lettre aux Hébreux, chapitre 5,1-6
Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes, et chargé d’intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu, comme Aaron. | |
| Pourquoi Jésus demande-t-il à cet aveugle - qui appelle au secours - ce qu'il veut que lui, Jésus, fasse pour lui ? Quel besoin le Seigneur avait-il de cette réponse ? L'Evangile nous en donne un indice avec un mot un peu inattendu dans l'encouragement d'une foule pourtant peu aidande jusque-là : Confiance.... Puis Jésus insiste : Va, ta foi t'a sauvé. Il a fallu que Bartimée ose exprimer sa demande profonde, ose ainsi dire une espérance et donc sa confiance pour que le Seigneur l'exauce. | |
| Evangile selon saint Marc, 10,46-52
Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. » L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. |
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