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Dimanche 1er novembre 2009
Solennité de tous les Saints

Textes liturgiques © AELF, Paris

Heureux ceux qui se confient en Dieu

Avant la commémoration des fidèles défunts, demain, la fête de la Toussaint - de tous les Saints - est probablement une des fêtes les plus 'consolantes' qui soient : en fêtant tous ceux et celles, qui ont répondu à l'appel de Dieu à la sainteté, non seulement elle est la vision de ce que nous sommes appelés à devenir mais elle nous rappelle que répondre à cet appel n'est pas hors de notre portée. Si nous regardons d'ailleurs d'un peu plus près tous ceux, innombrables, qu'on peut appeler amis de Dieu, nous constatons bien qu'ils n'étaient pas sans faiblesse : ce qui distingue les saints n'est pas d'en être dépourvu, mais de croire que la miséricorde de Dieu est plus puissante que toute faiblesse et qu'il peuvent s'appuyer dessus pour le chercher et aller vers lui sans se laisser décourager. Accepterons-nous d'entrer dans ce mouvement avec eux ?

Première lecture : Livre de l'Apocalypse, chapitre 7,2...14

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer : « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante- quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël.
Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! » Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? » Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. »

Le salut est donné par notre Dieu dit la foule de toutes nations : non seulement les serviteurs de Dieu sont des fils de toutes les tribus d'Israël, mais ils viennent de toutes les nations païenne, reconnaissant que le salut n'est pas mérite de leur part mais don de Dieu, venant du sacrifice de l'Agneau. N'est-ce pas la promesse de ne pas être exclu de ce don si je l'accepte ?
Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché.

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L'homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
qui recherchent la face de Dieu.

Psaume 23(24)

Celui qui recherche sans trêve la face de Dieu : il n'y a sans doute pas de meilleure définition d'un saint. Elle nous rappelle que s'il ne s'agit que de chercher et non de trouver, c'est parce que Dieu se donne à celui ou celle qui le cherche d'un coeur sincère.

Ce serait une joie de crier à tous qu'on est enfant de Dieu, mais que peut en percevoir celui qui ne croit pas en Dieu ? Cependant, c'est bien vrai : il nous est donné d'être fils et filles du Père. Seconde lecture : Première lettre de Jean, chapitre 3,1-3

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Ce n'est pas un souhait, mais une constatation : Heureux sont-ils ceux qui sont pauvres de coeurs, doux, miséricordieux, ceux qui ont un coeur pur ou recherchent par-dessus tout la justice ou qui sont facteurs de paix... Peut-être cela nous apparaît-il hors de notre portée, mais quand nous pensons à ceux qui nous ont quittés, ce que nous aimons rappeler d'eux n'est-il pas avant tout ce qui relève de ces béatitudes ? Ultimement, il n'est probablement personne dont nous ne puissions dire qu'elle n'en ait donné à voir une facette de quelque façon. Le Christ Jésus, lui, les a toutes vécues, mais peut-être pouvons-nous nous demander celle qui serait la nôtre, celle à laquelle il nous appelle...
Evangile selon saint Matthieu, chapitre 5,1-12

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :

« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !

Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

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