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Textes liturgiques
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Dimanche 15 novembre 2009
33e dimanche du temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

Vers le retour du Christ Jésus

En cette fin d'année liturgique, les textes de l'Ecriture nous ramènent vers la contemplation des derniers temps et nous interrogent : quelle est notre foi dans le retour du Christ Jésus ? Elle découle pourtant de la foi en la Résurrection : si Jésus est Celui qui est ressuscité de la mort, cela signifie que ses paroles étaient véridiques... et nous pouvons donc croire qu'il reviendra puisqu'il l'a promis.
Mais une chose est de le croire, autre chose de le vivre, et peut-être avons-nous parfois à nous demander ce qu'implique vraiment cette foi dans notre vie... Laissons donc ces textes éveiller notre attente du retour du Messie : il est Bonne nouvelle..

Première lecture : Livre de Daniel, 12,1-3

Moi, Daniel, j'ai entendu cette parole de la part du Seigneur : « En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui veille sur ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu depuis que les nations existent. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera dans le livre de Dieu. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s'éveilleront : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Les sages brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles. »

C'est la grandeur de la nature de l'homme de chercher à savoir d'où il vient et où il va. Dans cette perspective, il n'est alors pas indifférent que la figure évoquée ici soit celle de Michel : s'il est celui qui a mission de veiller sur le peuple, c'est bien que le projet de Dieu est bienveillant à notre égard. D'ailleurs, la promesse du livre de Daniel est bien ici celle du salut du peuple.
Garde-moi, Seigneur mon Dieu, toi, mon seul espoir !

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon coeur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

j'ai fait de toi mon refuge.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !

Psaume 15(16)

Encore une fois, le psaume nous rappelle qu'avoir la foi, ce n'est pas croire que Dieu existe, mais croire qu'il est de toujours à toujours celui qui agit pour nous: celui qui se tient à nos côtés, refuge inébranlable..

Si Dieu est pour nous, qui donc sera contre nous ? Parce qu'il a envoyé son Fils unique parmi nous nous dire son amour jusqu'à en mourir, nous savons que le pardon de nos péchés nous est d'ores et déjà acquis : mais voulons-nous le recevoir ? Seconde lecture : Lettre aux Hébreux, chapitre 10,1...18

Dans l’ancienne Alliance, les prêtres étaient debout dans le Temple pour célébrer une liturgie quotidienne, et pour offrir à plusieurs reprises les mêmes sacrifices, qui n’ont jamais pu enlever les péchés. Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté. Or, quand le pardon est accordé, on n'offre plus le sacrifice pour les péchés.

C'est juste avant sa Passion que Jésus évoque les derniers temps : ceux auxquels il reviendra. La vision est éprouvante, mentionnant le passage par une terrible détresse et l'ébranlement de toutes les puissances, mais l'essentiel en est ce retour du Fils de l'homme dans la gloire qui appelle l'espérance. D'ailleurs, la comparaison du figuier choisie par Jésus nous met dans cette attente qui est avant tout celle de la joie éternelle : quoi de plus rempli d'espérance et de promesse que cette image de printemps prometteur d'un été resplendissant ? Cependant, quand Jésus viendra, trouvera-t-il en nous cette même attente joyeuse ?
Evangile selon saint Marc, 13,24-32

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.

Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.

Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

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