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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| La lumière du désir
Avec les textes de ce jour, la liturgie veut nous donner déjà les prémisses de la joie de Noël, celle de la venue de l'Emmanuel, pur don de Dieu. Ainsi, elle fortifie notre attente et entend la rendre plus vigilante, plus active. Elle creuse notre désir du don de Dieu, de sa venue. |
| Première lecture : Livre d'Isaïe, 61,1...11
L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé, annoncer aux prisonniers la délivrance et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits, accordée par le Seigneur. Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. |
L'envoyé du Seigneur vient pour ceux qui ont le coeur brisé, les prisonniers et les pauvres... C'est donc bien pour moi qu'il vient. Mais quand il viendra, me trouvera-t-il en train d'attendre ? Oui, parce que je me souviens qu'il s'est penché sur moi... | |
| J’exulte de joie en Dieu, mon Sauveur !
Mon âme exalte le Seigneur, Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Il comble de biens les affamés, |
Cantique de Luc 1 Celle qui a vécu la joie indicible d'être sauvée, comment l'oublierait-elle ? Comment s'enflerait-elle ? Oh non, je sais bien que j'ai eu besoin du Puissant qui a fait pour moi des merveilles... et j'ai encore besoin de Lui : viens, Seigneur ! |
| Si l'Esprit est en nous, la joie est en nous. Elle ne vient pas de nous, mais il s'agit de ne pas l'éteindre : elle pourrait s'éloigner. Mais, pour Paul, joie et prière sont liées et elles conduisent à l'action de grâce. | Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens, chapitre 5,16-24
Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal. Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l'accomplira. | |
| Si le mot joie n'est pas prononcé ici, que de lumière ! Elle nimbe toute la péricope avec le témoignage de Jean affirmant que déjà est parmi nous Celui qui vient. Sa présence transfigure déjà l'atmosphère, même si les discussions évoquées ici ont dû parfois être rudes... Et cette lumière transfigure aussi l'invitation de Jean : aplanissez les chemins du Seigneur. Elle est invitation à la conversion - et vigoureuse - mais elle est aussi promesse de joie. | |
| Evangile selon saint Jean, 1,6-28
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. — Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait. |
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