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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Vers la vie publique de Jésus
C'est avec le Baptême de Jésus que se termine toute la célébration de la venue du Christ dans la chair à Noël. Il y a un peu plus d'un mois, nous commencions à la préparer avec le temps de l'Avent ; aujourd'hui elle s'achève et demain nous reprendrons le temps ordinaire. Cependant, il vaut la peine de goûter les textes de ce jour : en effet, ils opèrent comme une récapitulation de ce que nous avons vécu depuis l'Avent. Une dernière fois donc, nous allons entendre le prophète Isaïe avant que Paul, comme d'habitude, ne déploie l'essentiel de la signification du baptême et-, plus largement de l'Incarnation. Enfin, nous verrons le ciel s'ouvrir quand le Père, dans l'Esprit, reconnaîtra Jésus pour son Fils. Les textes de la liturgie sont denses, mais nous pouvons aussi sans doute nous demander pourquoi c'est avec le baptême que Jésus entre dans sa vie publique. Peut-être cela a-t-il quelque chose à dire à notre vie... |
| Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 40,1...11
Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son coeur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. |
Les raccourcis d'Isaïe sont saisissants : d'un seul coup nous revoyons toute la célébration du mystère de l'Incarnation avec sa préparation : appelant à un baptême pour la conversion des péchés, Jean-Baptiste reprenait Isaïe pour demander d'aplanir la route pour Dieu. En même temps, la vision d'Isaïe s'étend jusqu'à ces jours où le Seigneur Dieu conduira totalement son troupeau : vision des fins du temps, mais qui, de quelque façon, se réalise déjà aujourd'hui. | |
| L'eau et l'Esprit te rendent témoignage Seigneur de gloire ! Revêtu de magnificence, Des nuées, tu te fais un char, Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur ! Tous, ils comptent sur toi Tu caches ton visage : ils s'épouvantent ; |
Psaume 103(104) A la suite d'Isaïe, comment ne pas voir la révélation de la gloire de Dieu déjà présente dans la Création : le monde entier en porte témoignage. Et la chanter nous permet d'en prendre encore davantage conscience avec émerveillement : Oui, Seigneur, quelle profusion dans tes oeuvres... |
| Trois mots résument le message de Paul : grâce de Dieu. Nous avons tellement tendance à oublier que Dieu nous accorde son salut sans mérite de notre part ! Même si je sens toute la lourdeur qui m'habite, même si j'ai conscience de ma misère, rien n'est trop loin pour Dieu : son projet est de me faire miséricorde et de me sauver. J'en suis indigne ? Mais c'est le don que Dieu veut me faire. Si Dieu est pour moi, que peut-il m'arriver ? | Seconde lecture : Lettre de saint Paul apôtre à Tite, chapitre 2,11...3,7
La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. C'est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnable, justes et religieux, et pour attendre le bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur. Car il s'est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes, il nous a sauvés. Il l'a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l'a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur ; ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l'espérance l'héritage de la vie éternelle. | |
| Mais pourquoi donc Jésus tient-il à se faire baptiser ? Le baptême que donne Jean le Baptiste est un baptême de conversion, signe de désir de conversion des pécheurs. Que vient donc faire parmi eux Celui qui n'a pas de péché ? Et pourtant, si Jésus vient de quitter sa ville de Nazareth au bout de trente ans, c'est bien pour venir sans retard recevoir ce baptême avec les pécheurs : n'était-ce pas là qu'il était assuré de trouver ceux qui avaient davantage besoin de lui ? | |
| Evangile selon saint Luc, chapitre 3,15...22
Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s'ouvrit. L'Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils : moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. » |
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