![]() |
Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Le langage des signes
Voici que le premier dimanche du temps ordinaire commence avec le signe de l'eau changé en vin dans les noces de Cana : le premier 'signe', nous dit saint Jean, que fait Jésus. Bien sûr, il manifeste la puissance de Jésus qui lui vient du Père et il dit aussi la surabondance du don de Dieu. Mais le choix de cet épisode pour le début du temps ordinaire nous rappelle aussi que la foi appelle un regard qui ne se contente pas des apparences. Pour un tel regard, tout devient signe. |
| Première lecture : Livre d'Isaïe, 62,1-5
Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice ne se lève comme l'aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t'appellera d'un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même. Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. On ne t'appellera plus : « La délaissée », on n'appellera plus ta contrée : « Terre déserte », mais on te nommera : « Ma préférée », on nommera ta contrée : « Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa préférence et ta contrée aura un époux. Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t'a construite t'épousera. Comme la jeune mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu. |
Isaïe ne peut pas se taire : il doit dire inlassablement l'avenir qui est réservé à Jérusalem. On en est loin ? Sans doute, mais la confiance d'Isaïe, c'est que le projet de salut de Dieu ne peut échouer et que sa promesse est sans retour : Jérusalem a été choisi : elle le restera et elle sera la joie de Dieu. Est-ce illusion ? Non, confiance : parce que le croyant a déjà expérimenté qu'il avait été sauvé par son Dieu, il sait qu'il le sera encore à la fin et il sera que ce sera la joie de Dieu. | |
| Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu !
Chantez au Seigneur un chant nouveau, De jour en jour, proclamez son salut, Rendez au Seigneur, familles des peuples, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : |
Psaume 95(96) Transfiguration du regard par l'expérience de foi : le fidèle voit ici ce que sera le lot des nations et des peuples gouvernés par la justice de Dieu : un monde où les familles des peuples se parleront, communiant dans la louange. |
| Quel don de l'Esprit ai-je reçu pour le bien de tous ? M'est-il donné de le mettre vraiment à leur service ? Mais si ce que je mets ainsi à la disposition de tous - pour leur bien - est signe de la sagesse de Dieu : suis-je porté à lui rendre grâce pour le don de l'Esprit que mon voisin a reçu pour le bien de tous ? | Seconde lecture : Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens, chapitre 12,4-11
Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l'Église sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous. A celui-ci est donné, grâce à l'Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l'Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ; un autre reçoit, dans l'Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l'unique Esprit ; un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète, un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l'Esprit ; l'un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l'autre le don de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c'est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. | |
| Et voici le premier signe accompli par Jésus dans sa vie publique. Plus tard, nous verrons Jésus nourrir les foules, ressusciter un mort, guérir un aveugle de naissance, pardonner les péchés... mais dans son premier signe, Jésus change l'eau en vin pour un repas de noces. L'occasion peut paraître plus "mince" que les autres, mais peut-être cela nous permet-il de nous centrer sur l'essentiel : il s'agit d'un "signe". Dire signe - et c'est le terme employé par saint Jean -, au contraire de miracle, indique que ce qui s'est passé renvoie au-delà de ce qu'en ont pu voir les témoins. L'essentiel ici n'est pas que l'eau soit devenue vin, mais, etle dernier verset l'indique, que les disciples de Jésus crurent en lui. | |
| Evangile selon saint Jean, 2,1-11
Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. |
|
| ||