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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| C'est aujourd'hui que s'accomplit la Parole
Les textes de Néhémie et de l'Evangile sont bien différents. Cependant, tous les deux laissent une impression grandiose alors qu'ils relatent des commencements : la reprise du culte après la reconstruction de Jérusalem pour le premier, la prédication de Jésus dans la synagogue qui marque le début de sa vie publique pour le second. Les deux lectures font entendre comme un accomplissement et à travers ces liturgies, ce qui est célébré s'accomplit et Dieu se manifeste. C'est encore aujourd'hui ce qu'accomplit chaque liturgie. Peut-être ces textes - avec ce qu'ils nous disent de la réaction des participants - peut-elle nous aider à raviver cette conscience... |
| Première lecture : Livre de Néhémie, 8,1...10
Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » |
Tout le peuple rassemblé pour cette liturgie grandiose pleure. Emotion en prenant conscience de ce qu'ils ont laissé tomber si longtemps et qui pouvait les combler ? Emotion en réalisant quelque chose de la grandeur de Dieu ? Emotion en ressentant que leur vie personnelle et communautaire prend subitement sa vraie dimension ? Emotion en percevant le don qu'ils reçoivent ? Emotion en constatant l'amour de Dieu ? Tout cela sans doute à la fois. Ce qui est célébré s'accomplit et Dieu se fait présent. | |
| La joie du Seigneur est notre rempart.
La loi du Seigneur est parfaite, Les préceptes du Seigneur sont droits, La crainte qu'il inspire est pure, Accueille les paroles de ma bouche, |
Psaume 18(19) Ce n'était pas hier et ce ne sera pas demain, mais c'est aujourd'hui que la loi du Seigneur me redonne vie. Lorsqu'elle me parle, n'est-ce pas toujours au présent ? Alors je vis sous le regard de Dieu... |
| La liturgie me remet en relation avec Dieu mais aussi, dans le même mouvement, en relation avec les autres. Prendre au sérieux la Création, c'est croire qu'aucune vie n'est inutile, que chacun est voulu par Dieu qui a un projet avec lui, que chacun a une place dans la symphonie des êtres. Alors j'entre dans un corps où chacun a de l'importance aujourd'hui, mais où moi aussi j'ai de l'importance pour ce corps : de quelque façon, je lui suis irremplaçable. Me suis-je déjà demandé ce qui manquerait au corps si je n'étais plus là ? | Seconde lecture : Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 12,12-30
Frères, prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ ; Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l'unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L'oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l'oeil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps. Si, dans le corps, il n'y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S'il n'y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l'a voulu. S'il n'y en avait qu'un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L'oeil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n'est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu'on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : il a voulu qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l'Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, ceux qui sont chargés d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d'assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. | |
| Jamais, les habitants de Nazareth qui allaient à la synagogue n'ont dû entendre la parole de Dieu ainsi : à travers la parole de Celui qui était le chemin, la vérité et la vie, voici que la vérité advenait et que s'accomplissait alors réellement la Parole de Dieu. Aujourd'hui encore il en est de même : la Parole de Dieu s'accomplit quand je la reçois comme vie et libération. | |
| Evangile selon saint Luc, 1,1...4,21
Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus. Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » |
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